Nicolas Brisson
Je ne suis pas arrivé à l'accompagnement par le haut, en choisissant un métier dans une liste. J'y suis arrivé par l'expérience.
Pendant dix-huit ans, j'ai été inspecteur de l'environnement. Manager des équipes, conduire des projets complexes, négocier avec des institutions, tenir une décision dans un cadre contraint. C'est là que j'ai appris ce qui ne s'apprend pas en formation : comment fonctionne réellement une organisation, ce qui use les gens à l'intérieur, et ce qui permet malgré tout d'y construire quelque chose qui tienne.
Ce métier m'a aussi coûté. Une période de harcèlement moral, puis la maladie. J'ai commencé par faire ce que tout le monde fait : serrer les dents. Plus je forçais, moins j'avançais. J'ai alors cherché autre chose que la volonté : l'hypnose ericksonienne, la PNL, le coaching. Je les ai d'abord utilisés pour moi, avec en filigrane la nette impression que je pouvais en faire quelque chose d'autre. Le métier est venu après, le jour où j'ai compris deux choses : que ça marchait, et que je savais le transmettre. Ils m'ont permis de me reconstruire. Ce sont aujourd'hui mes outils de travail, et c'est probablement pour cette raison que je sais ce que représente un premier rendez-vous, quand on n'a plus envie d'expliquer une fois de plus où on en est. Je m'y suis engagé sérieusement : aujourd'hui je reçois en cabinet, et je forme celles et ceux qui veulent exercer à leur tour.
Le tennis, lui, ne m'a jamais quitté. Trente ans sur les courts, un DEJEPS, des joueurs accompagnés de la première licence à la compétition. C'est le terrain où le mental ne peut pas tricher : deux joueurs de même niveau, et un seul qui tient au troisième set. J'ai contribué au développement du pôle mental de la Ligue Occitanie de tennis et porté la responsabilité de la préparation mentale sur le Gard et l'Hérault. Quatre livres en sont sortis.
Trois chemins, une même conviction : personne n'a besoin qu'on lui ajoute ce qui lui manque. Chacun a déjà ce qu'il faut — il s'agit d'apprendre à le mobiliser. C'est ce que je fais en formation, en cabinet et sur un court.
Pourquoi ça compte, pour vous
- Je ne vous enseignerai jamais un outil que je n'ai pas utilisé sur moi d'abord.
- Je sais ce qu'est une hiérarchie, une charge de travail, un environnement qui abîme. Vous n'aurez pas à me l'expliquer.
- Et quand une structure me confie un dispositif, il est construit, validé et tenu dans la durée — pas improvisé de séance en séance.





